Keace Couture, la marque audacieuse de Kym

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Keace Couture, la marque audacieuse de Kym

Originaire de Balata en Martinique, Kym  est née et a grandi à Paris. Entrepreneuse et dynamique, elle se lance en 2013 dans l’univers de la mode et crée Keace couture. Trouvant les looks moins variés aux abords des plages qu’en ville, Kym avait envie que les femmes puissent garder leur identité en tenue de plage et qu’elles puissent garder du style tout en se prélassant à la mer ou encore à la piscine. Confessions d’une Entrepreneuse !

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à créer une marque swimwear plutôt qu’une marque de prêt-à-porter ?

Les marques dans le secteur du maillot de bain et vêtement de plage sont peu nombreuses contrairement aux marques de prêt-à-porter. En ville on a accès aux maillots de bain de façon saisonnières alors que plus personne n’attend les mois de Juillet et Août pour partir se ressourcer au soleil. Les marques actuelles manquent de qualité et de créativité. La création d’un site internet de vente a été une évidence afin que les clientes puissent à n’importe quelle période de l’année trouver un maillot de bain et des tenues associées, élégantes et actuelles.

Où porter Keace Couture ?

Le maillot de bain est un produit que l’on garde à portée de main. On ne les range plus au fond de son placard. On l’utilise pour aller suivre un cours d’aquabiking, s’entretenir à la piscine. C’est un indispensable pour accompagner son amoureux en week-end au SPA. On peut aussi bien être en Keace couture en croisière que pour aller à la rivière ou à la mer. J’adore la collection Keace couture pour me rendre en pool party. On est en kimono porté en robe ou ouvert sur un maillot de bain. On n’en montre pas trop tant que l’on se détend et discute près de la piscine.

Nous avons pu découvrir votre première collection lors de la Yoles Fashion Week aux Antilles mais également en Belgique à l’Ethno Tendance Fashion Week Keace Couture séduit et nous révèle de belles surprises.

 

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Quelles sont vos inspirations ?

Mes inspirations sont quotidiennes, j’observe le monde qui m’entoure, ses couleurs, ses matières, son architecture.  J’aime les lignes symétriques, souligner et sublimer le corps de la femme.
A savoir que personne ne veut traverser un hôtel, prendre un ascenseur pour se rendre à la piscine dans un gros peignoir en éponge.  Pour y pallier j’ai développé une gamme de Kimonos et de tuniques chics, confortables qui sèchent rapidement.
J’ai ceinturé des bas de bikini à la façon des colliers de tour de taille que portent les femmes africaines. Ça leur apportera une forme de protection et de force tout en accentuant leur féminité. J’aime cette idée. J’utilise autant des tissus unis dotés d’une protection UV qui sèchent rapidement que des imprimés à inspiration de fond de lagune, python graphique ou des plumes fines et colorées.

 

Kym  pouvez-vous  nous dire les difficultés que l’on peut rencontrer lorsque l’on lance sa marque ? Quelles sont les étapes de ce projet, et les joies de l’entrepreneuriat ?

Les difficultés sont nombreuses malheureusement. Il faut s’armer de patiente et se structurer.  Créer sa marque ce n’est pas seulement avoir une idée de génie et être créatif.  C’est avoir des compétences multiples, ne pas avoir peur des longues démarches administratives. Il faut connaitre son sujet sur le bout des doigts, connaitre ses concurrents et se différencier. Il faut se documenter, s’entourer d’autres professionnels, faire une étude de marché très approfondie. C’est abject de le dire mais le nerf de la guerre reste l’argent. Ne commencez rien si vous n’avez pas de fonds.
Car quoi qu’il arrive on sous-estime souvent les frais que le lancement d’une marque engendre. Il faut pouvoir subvenir à ses besoins durant 2 voir 3 ans le temps que le projet aboutisse complètement et commencer à pouvoir se rémunérer.
Concernant les étapes du projet, il y a eu toute une phase de prospection de rencontres avec les personnes de terrain qui est nécessaire avant d’avoir ses propres équipes. J’ai passé 2 ans pour aller à la rencontre de mes futurs acheteurs, des responsables de boutiques et concept store. Je continue encore aujourd’hui.
Les premières joies sont arrivées quand j’ai commencé à parler de mon projet. J’ai pu rencontrer d’autres entrepreneurs et j’ai pu  m’enrichir de leur expérience. Nous avons pu partager nos problématiques et a fortiori apporter des solutions à celles-ci. On gagne un temps précieux. On évite aussi de faire un certain nombre d’erreurs. Ma plus grande joie est de voir que les clientes aiment l’univers Keace Couture et ses partis pris pour l’élégance et la haute qualité.

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui veulent créer une marque?

Une fois votre projet protégé à L’INPI(Institut National de la Propriété Industrielle), je vous recommande de fonctionner en réseau. Personne n’a jamais créé une société seul! Ne négligez pas votre business plan. Ça sera votre référence. Vous l’ajusterez au fil de vos recherches. Le fait de mettre à plat sa vision du projet permet de mieux le structurer, de le matérialiser et de le défendre.
Le business plan vous permettra d’être crédible face à un investisseur, un fournisseur et de parler le même langage, celui des affaires. Le business plan vous oblige à avoir une vision sur 3 voir 5 ans sur votre projet.
Vous saurez quelles ressources humaines, matérielles ou financières vous sont nécessaires pour atteindre vos objectifs de développement. Ce sera votre livre de route. Lisez les biographies des autres entrepreneurs.
Apprenez du succès et des échecs des autres entreprises. Inspirez-vous d’un business modèle qui correspond aux valeurs de votre entreprise.  Gardez votre cap. Établissez des listes de priorités et un planning.

Qu’avez vous appris sur vous depuis que vous êtes entrepreneuse?

J’ai appris que j’étais capable de sortir de ma zone de confort afin de me battre pour un projet qui en vaut la peine. J’ai appris à vivre de l’essentiel et non du superflu, à vivre l’instant présent tout simplement, tout en restant concentré sur mes objectifs. J’ai appris que j’étais aussi folle que courageuse. Il faut ce grain de folie pour se lancer dans l’entrepreneuriat surtout quand on connait les sacrifices nécessaires à l’accomplissement de son rêve.

Un dernier mot ?

Croyez en vous. N’écoutez pas les personnes qui tenteront de vous décourager. En général ils vous renvoient leur propre peur de l’échec et n’ont pas le courage que vous avez. Formez-vous et devenez expert dans votre domaine.
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Kelly BELROSE

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