Jiovanny William, Avocat au Barreau de Fort de France

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Jiovanny William, Avocat au Barreau de Fort de France

Après un baccalauréat Economique et Social et une classe préparatoire aux grandes écoles économique, Jiovanny William trouve finalement sa voie en droit. Licence, Master de droit public en poche obtenu à l’université de Limoges, il prépare au cours de cette dernière année d’études l’examen d’entrée à l’école des avocats. Avec un travail acharné c’est avec succès qu’il réussi le concours.  C’est à Bordeaux qu’il décide de s’installer et se forme pendant 18 mois à devenir avocat. Les études définitivement achevées il obtient une opportunité en Martinique et la saisit.  Le 14 juin 2013, il prête serment à la Cour d’appel de Fort-de-France. Depuis il oeuvre au Barreau mais aussi pour sa ville en tant que conseiller municipal.

Quelles sont les missions de l’avocat ?

L’avocat défend, conseille et assiste son client dans le cadre de procédures contentieuses et pré contentieuses mais aussi dans le cadre de conseils juridiques dans la réalisation d’actes particuliers.

Quelles sont les difficultés que vous avez déjà rencontrées au sein du métier ?

Un avocat est aussi un chef d’entreprise.
Quand on débute, on n’a pas les automatismes du chef d’entreprise. Il faut penser prospective, constitution de clientèle, gestion de clientèle, facturation. Ce fut ma première difficulté après le reste va tout seul…

La loi Macron a suscité beaucoup d’émoi surtout au sein de la profession d’avocat. Pourquoi les avocats étaient si réfractaires à cette loi ?

La loi Macron a suscité l’inquiétude des avocats car il était question de financer l’aide juridictionnelle par le biais d’une taxation des cabinets d’avocats. C’est une aberration puisque les avocats qui acceptent de défendre les intérêts de leurs clients au titre de l’aide juridictionnelle, doivent financer eux même cette aide juridictionnelle.

Il faut rappeler que les montants versés aux avocats au titre de l’aide juridictionnelle sont dérisoires.

Désormais cette loi existe. Nous allons nous adapter, comme toujours.

 

Le métier d’avocat est un métier éprouvant, avez-vous le temps pour les loisirs ?

Oui, ce métier est éprouvant mais si passionnant.
Le temps consacré aux loisirs est mince, mais ce temps est nécessaire ou plutôt un temps qui nous permettra de nous ressourcer. Je m’y applique, il le faut.

Pensez-vous que les jeunes sont suffisamment représentés sur la scène politique ?

Les jeunes ne sont pas suffisamment représentés sur la scène politique car ils ne souhaitent pas, ou ils ne peuvent pas s’impliquer d’avantage. Les jeunes d’aujourd’hui ont des préoccupations différentes et je le comprends. Le taux de chômage est important, et il est normal pour un jeune de s’occuper de son avenir. Quant à la scène politique, les personnages politiques ne donnent pas non plus une image qui suscite l’envie de donner de son temps, hélas. Mais j’aspire à ce que les choses changent, à mon niveau et avec mes moyens.

 

Que pensez-vous de l’état d’urgence et à fortiori êtes-vous pour la prolongation de l’état d’urgence ?

Je pense que cette prolongation de l’Etat d’urgence est contraire aux libertés fondamentales. De plus, il existe un arsenal législatif et règlementaire suffisant pour assurer la sécurité des citoyens.

 

L’ancienne garde des Sceaux Christiane TAUBIRA a remis sa démission au Président de la République. Qu’est-ce que la profession d’avocat peut attendre du nouveau garde des Sceaux Jean Jacques Urvoas ?

Pour ma part, je tiens à saluer le travail réalisé par Madame TAUBIRA. Concernant son successeur, la profession attend de lui, du travail et de la cohérence. Aussi, des moyens financiers et humains pour une meilleure justice.

Si un étudiant en droit souhaite embrasser la carrière d’avocat, quels seraient vos conseils ?

Mon premier conseil serait de faire des stages. Un stage permettra à l’étudiant de se confronter aux réalités de la profession d’avocat. Il sera conforté dans son choix ou alors il évitera des désillusions.

 

“Soyez curieux et curieux de vous-même. Connaissez votre histoire et construisez votre avenir. N’ayez surtout pas peur de réussir. L’outre-mer est une richesse, une force dont il faut se servir.”

 

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Clara GULLIVER

Clara GULLIVER

Je suis juriste et rédactrice au sein du réseau Jeunesse Outremer. Mon but est de partager avec vous mon univers où l'on y trouve le droit, pierre angulaire de mes aspirations professionnelles. J'ai aussi pour dessein de vous prouver que le travail et la persévérance ont toujours des effets positifs. Pour cela, je vais à la rencontre de bâtisseurs pour vous inspirer, pour nous inspirer, donc n'hésitez pas à me lire ! C.G

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