[MUSICALEMENT JOM] Dj Lil’R, artiste Saint-Martinoise : “La barrière de la langue à travers les différentes îles de la caraïbes n’existe plus.”

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[MUSICALEMENT JOM] Dj Lil’R, artiste Saint-Martinoise : “La barrière de la langue à travers les différentes îles de la caraïbes n’existe plus.”

Après être passés par la Guyane avec AZ Sound, cette semaine, nous faisons escale à Saint-Martin pour rencontrer DJ Lil’ R. Responsable de formation pour la collectivité de Saint-Martin, elle sait mixer entre les ressources humaines et ses platines. Elle nous dit tout.

Pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, qui est Dj Lil’R et d’où provient ce nom de scène ?

Je m’appelle Raïssa, aka nappiboy, aka Dj Lil’R, je suis une jeune sainte-martinoise dynamique, humble et respectueuse. J’ai décidé de me faire appelé Dj Lil’R dans le milieu de la musique, le R provient de mon prénom Raïssa, et le préfixe Lil m’a été inspiré par les artistes de ma génération : Lil Bow Wow, Lil will etc. J’ai  donc suivi  la tendance et j’ai choisi Lil’R (petite R). L’alias Nappiboi lui m’est venu après quelques années dans la musique par mon attirance pour l’artiste Ti’pain qui avait pour habitude d’introduire l’appellation Nappiboi dans ses intro. A l’époque je commençais mes locks et mes cheveux non coiffés m’ont lié à ce surnom.

Depuis quand exerces-tu ce métier ? Réussis-tu à vivre de ta musique ?

J’ai commencé à mixer pour le fun en 2003. Puis, plus sérieusement à partir 2005, je mixais pour une web radio et c’est ainsi que ma carrière a vraiment débuté. Je n’ai pas fais le choix de vivre uniquement de ma musique. Je suis, en parallèle de mon activité de DJ, responsable de la formation pour la collectivité de Saint-Martin.

Quels sont les messages que tu souhaites véhiculer à travers tes mixs ?

J’aime faire ressortir une énergie positive dans mes mixs. Mon objectif, c’est que ma musique aide mes auditeurs à voyager à travers différents styles de musique, à ressentir la joie de vivre et à communiquer cette énergie positive, sur une piste de danse ou dans une voiture. L’important est qu’ils se défoulent.

Penses-tu avoir une influence sur une catégorie de personnes ?

J’ai la chance d’avoir un large public. Je mixe aussi bien pour les jeunes de 18-25 ans que pour les adultes de plus de 35 ans. Cela me permet de varier mes mixs et d’attirer un grand nombre de followers. C’est super intéressant pour moi de pouvoir m’exprimer et varier mes soirées et mes vybz en fonction du public. Mon influence c’est cette variété.

Comment arrives-tu à promouvoir ta musique dans l’ensemble de la Caraïbes, tes mix ayant une forte consonance anglophone (beaucoup de soca, jump up) ?

Effectivement la soca et la jump up sont deux thèmes que j’apprécie vraiment. Ça explose en ce moment dans la Caraïbes y compris dans les îles françaises, c’est la grande mode du moment. Le meltingpot dans lequel on se trouve actuellement permet à ce genre de musique d’être de plus en plus appréciée par tous. Ça permet à chacun de voyager et j’espère avoir l’occasion d’emmener la soca/jump up encore plus loin que la Caraïbe.

Ces sonorités de la Caraïbes anglophone sont-elles un atout pour promouvoir tes mix au-delà de la Caraïbes francophone ? Qu’en est-il de la place du français et du créole ? Atout ou handicap?

Dans les îles anglophones de la Caraïbes – Trinité-et-Tobago, Barbade, Sainte-Lucie – c’est un véritable atout. L’énergie se communique plus facilement. Saint-Martin évolue beaucoup au niveau musical. La maîtrise de l’anglais, du français et même du créole nous permet de faire voyager des auditeurs. La diversité apportée par l’utilisation de différentes langues est un point positif qui rend le public curieux et réceptif. La barrière de la langue à travers les différentes îles de la caraïbes n’existe plus. On a laissé place à la nouveauté et au partage.

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