Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /homepages/0/d482343892/htdocs/jomv3/wp-content/plugins/revslider/includes/operations.class.php on line 2722

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /homepages/0/d482343892/htdocs/jomv3/wp-content/plugins/revslider/includes/operations.class.php on line 2726

Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /homepages/0/d482343892/htdocs/jomv3/wp-content/plugins/revslider/includes/output.class.php on line 3624

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /homepages/0/d482343892/htdocs/jomv3/wp-content/plugins/revslider/includes/operations.class.php:2722) in /homepages/0/d482343892/htdocs/jomv3/wp-content/plugins/stripe/includes/core/libraries/wp-session/class-wp-session.php on line 146
La Syrie sous les bombes : l'ONU sous l'eau ! | Jeunesse Outre mer

La Syrie sous les bombes, l’ONU sous l’eau !

«ZE Projet» : le Crowdfunding en vogue dans l’Océan Indien
19 décembre 2016
L’ATR 72-600, Reine des Outre-Mer ?
29 décembre 2016
Voir tout

La Syrie sous les bombes, l’ONU sous l’eau !

Issue en grande partie d’une vague de migration à la fin 19ème siècle, la communauté Syrienne est bien ancrée dans les territoires ultramarins. C’est donc un lien très étroit qui s’est tissé avec la Syrie, malheureusement, en guerre depuis 2011. Le 7 Décembre dernier, Alep passe sous la coupe du régime syrien alors qu’elle était jusque-là un bastion de l’opposition à Bachar El-Assad. Après exactions, massacres, crimes contre les opposants et les civils, la ville a été reprise par les troupes syriennes.  Face à l’urgence de la situation, l’ONU a voté le 19 Décembre dernier une résolution tendant à envoyer des observateurs pour s’assurer du bon déroulement de l’évacuation des opposants et civils d’Alep Est. Et cela, comme si l’heure était encore à l’observation alors que 450 000 personnes sont mortes depuis le début du conflit en 2011. Finalement, c’est à se demander si le conflit Syrien n’a pas révélé une Organisation des Nations Unies à l’agonie, débordée par un conflit majeur qui ne date pas d’aujourd’hui.

Un conflit né de l’opposition au régime de Bachar El-Assad

Née du dépeçage de l’Empire Ottoman par les Français et les Anglais après la Première Guerre Mondiale dans le cadre des accords de San Remo de 1920, la Syrie est sujette à une instabilité politique depuis sa naissance. D’abord sous mandat français jusqu’en 1946 où elle prend son indépendance, cette jeune nation voit s’alterner épisodes démocratiques et coups d’Etat militaires dont le dernier est à l’origine du régime actuel tant contesté. Le parti politique Baath prend le pouvoir en 1963. Hafez El-Assad, par un push militaire en 1970 se retrouve à la tête du pays et se débarrasse de ses adversaires. Par modification de la Constitution en 2000, lorsqu’il décède, son fils Bachar El-Assad accède à la présidence de la Syrie. Après une brève libéralisation économique, il instaure un régime totalitaire oscillant entre népotisme et  junte militaire. En 2011, poussés par le souffle des Printemps Arabes, les Syriens manifestent leur ras-le-bol contre le régime totalitaire et corrompu à travers des manifestations dans tout le pays. Le mécontentement atteint son comble en Mars 2011 lorsque des adolescents sont arrêtés et torturés par les services de sécurité du régime pour avoir inscrits sur les murs de Deraa, dans le Sud du Pays, “Le peuple veut la chute du régime”. Des centaines de milliers de manifestants descendent dans les rues pour protester pacifiquement. La répression sera violente. L’ONU dénombre à ce titre 5000 morts en fin d’année 2011.

Une révolution transformée en guerre civile

Bien que la question fasse débat, il semble que le mouvement de protestation se soit mué en insurrection armée. Cette insurrection est infléchie lorsque, le 31 Juillet 2011, un communiqué d’officiers déserteurs en exil en Turquie annonce la création de l’Armée Syrienne Libre. Elle est née du refus de certains soldats de tirer sur les civils lors des manifestations. Une dimension communautaire se mêle au conflit dans la mesure où la sphère dirigeante syrienne appartient à la communauté alaouite représentative de 10% de la population quand 72% de la population est sunnite. Ce paramètre accroît le mécontentement des syriens. Très vite, le régime perd le contrôle du territoire et se contente de lutter pour maintenir les grandes villes sous son égide. En Juillet  2012, les brigades de l’Armée Syrienne Libre s’emparent d’Alep, deuxième ville et capitale économique du pays. Il faut ajouter un troisième protagoniste au conflit à partir du printemps 2013, à savoir l’Etat Islamique. Daech a déclaré en Juin 2014 vouloir établir le califat sur une grande partie du territoire Syrien et Irakien. Cette force s’est brutalement imposée et a chassé les rebelles syriens, notamment de Raqqa, sa capitale Syrienne. Enfin, les kurdes, longtemps réprimés par le régime syrien prennent également part au combat à travers les forces kurdes syriennes. Luttant de prime abord pour reconquérir leur territoire et gagner leur indépendance, elles se sont retrouvées en adversaire de l’Etat islamique. Autant dire que face à une situation aussi complexe, l’ONU  a échoué dans son rôle de maintien de la paix. C’est d’ailleurs l’amer constat qu’a dressé Ban Ki-Moon lors de sa dernière conférence de presse, en tant que Secrétaire Général des Nations Unies, qui s’est tenue le 16 Décembre dernier.

la-syrie-sous-les-bombes-l-onu-sous-l-eau-jeunesse-outre-mer-reseau-professionnel

L’ONU aux abonnés absents

L’organisation ne se montre pas à la hauteur des enjeux du conflit syrien et assiste béatement à son enlisement. Tentatives sur tentatives sont effectuées avec les résultats que l’on connait aujourd’hui. Dès 2011, la ligue arabe avait déjà proposé au régime d’entamer des discussions avec les opposants. La Turquie propose, elle, une transition politique en Février 2012.  Ensuite, à l’issue de la Conférence Nationale sur la Syrie, “Genève 1”  en Juin 2012, le groupe d’action pour la Syrie composé de la Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, ainsi que la Turquie, le Koweït et le Qatar signent un communiqué indiquant la mise en place d’un régime politique transitionnel  dirigé par les Syriens.   En 2014, se tient une deuxième réunion à Genève alors que le régime syrien et son opposition avaient accepté de se conformer au premier document ; une réunion que la délégation du gouvernement Syrien souhaitait orienter sur le terrorisme, bon moyen de court-circuiter la mise en place d’un gouvernement transitoire syrien. Le terrorisme sert finalement de paravent aux exactions du régime syrien. Il faut aussi compter sur le soutien de la Russie porté à Bachar El-Assad pour engluer l’action de l’ONU. Dernier allié dans la région et principal client, la Russie a fait usage de son veto au Conseil de sécurité toutes les fois où une action punitive a été envisagée contre le régime syrien. En Septembre 2015, ce soutien infaillible fait tâche quand l’armée Russe commence à bombarder les groupes armés de l’opposition modérée alors que le pays était rentré en lice dans le conflit pour lutter originellement contre le terrorisme. Devant le Conseil de sécurité, le 21 Novembre 2016, le Vice-secrétaire Général des Nations Unies, Stephen O’Brien déclarait : “En tant qu’être humain, je suis bientôt à court de mots.” Une déclaration à l’image de l’organisation.

 

la-syrie-sous-les-bombes-l-onu-sous-l-eau-jeunesse-outre-mer-reseau-professionnel-3

Copyright : http://crayondenuit.canalblog.com/

N.B  : Nous témoignons notre soutien à toute la communauté Syrienne présente dans nos départements d’Outre-Mer.

The following two tabs change content below.
Lovely BERGENA

Lovely BERGENA

Aspirant à faire du droit des Outre-Mer la figure de proue de mon parcours de juriste, j'ai trouvé en la Rédac' un bel espace d'expression. Dès mon plus jeune âge, j'ai eu un goût prononcé pour l'écriture. Dynamique, débordante d'énergie et de vitamines, ma curiosité m'amène à ne pas me restreindre au droit. Ma philosophie ? Poté mannèv ! (Action !)

5 Comments

  1. Gérome Gérome dit :

    Super article Lovely ! Je suis sidéré de voir que cette instabilité remonte a aussi loin. Esperons que 2017 sera salvateur pour ce pays.

  2. Avatar eloas dit :

    “régime corrompu” ? Quel régime dans le monde ne l’est pas ? De plus, c’est un peu facile d’avancer des mots sans véritable preuve, êtes vous déjà allé en Syrie? Ou rapportez-vous des mots que des journalistes ont rapporté, que d’autres journalistes ont rapporté que tartempion a rapporté etc ?
    Pour le reste, j’ai appris des trucs !

  3. Avatar PENELOPE BERGENA dit :

    Belle page d’histoire Lovely! Je n’avais pas l’impression que cette instabilité, cette fragilité de la Syrie datait d’aussi longtemps. Par contre attention, restez un peu plus neutre dans vos articles.

  4. Avatar AURELIO_PONCARDO dit :

    Sous couvert “d’objectivité”, cet article est un écho de ce que l’on peut entendre au Ministère des Affaires étrangères français ou du Département d’État américain…autant dire de la pure propagande.

    Les Irakiens, Libyens, Somaliens et autres Soudanais qui ont vu la destruction totale de leur pays par l’axe “Americano-Franco-Britannique-Israélienne” (ouioui j’ai osé) vous remercient chaleureusement de prendre le parti des terroristes prônant la charia plutôt que des hommes d’Etat laïcs qui, malgré leur défauts, “tenaient” leurs pays et empêchaient les islamistes de prendre trop d’influence.

    Et non, traiter ces individus de “dictateur” n’est pas suffisant, à moins de vouloir vous discréditer totalement sur les questions moyen-orientales car la démocratie européenne ou jeffersonienne que les gauchos civilisateurs à la Jules Ferry s’efforcent imposer avec une ferveur quasi-religieuse est fondamentalement incompatible avec l’Islam radical ou même “modéré” des “rebelles” ou autres soi-disant “opposants” au régime.

    Suffit de voir ce que ces “rebelles modérés” font dès qu’ils accèdent au pouvoir: la priorité c’est d’imposer la charia (cf Libye) et de mettre le pays à feu et à sang pour que son ethnie ou tribue prenne le contrôle du pays (cf Irak, Afghanistan, Libye, Syrie).

    Regardez la situation Libyenne ou Irakienne et osez me dire que ces pays vont mieux après les interventions de l’OTAN..même le plus éhonté des agents impériaux n’oserait pas sortir de telles inepties.

    Vous en déplaise peut être mais Bachar est l’unique représentant légitime de son peuple et non, la bien-pensance occidentale ne vaincra pas cette fois ci.

    Bonne conférence.

    • Lovely BERGENA Lovely BERGENA dit :

      Hello cher lecteur,

      Je pense que ma démarche a été mal interprétée.
      Mon objectif était à travers cet article de remettre en question l’efficacité de l’ONU qui peine à assurer sa mission de maintien de la paix.
      Je n’ai aucun intérêt au ministère des affaires étrangères et encore moins au Département d’Etat Américain si c’est de cela dont vous doutiez. Je me contente d’informer des faits qui ont déclenché cette guerre, à savoir la répression des manifestations contre le régime de Bachar-El-Assad. Il va de soi que les Etats intervenants ont également leur part de responsabilité dans ce conflit. Il s’agit là d’un secret de polichinelle.
      Seulement, l’objet de l’article était de porter une réflexion sur l’impuissance de l’ONU, pas de prendre partie pour tel ou tel Etat.

      Quant au terme de dictateur, je n’en fais pas usage mais utilise le terme “totalitaire” pour souligner l’absence d’espace pour l’opposition depuis un certain nombre d’années et une dure répression des manifestations.

      Quoi qu’il en soit, merci pour l’attention que vous portez à nos articles !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :