[JOM AU FÉMININ] Laiza MARIE, co-responsable du pôle coaching RH : « Il ne faut pas laisser la société nous dicter nos choix. »

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[JOM AU FÉMININ] Laiza MARIE, co-responsable du pôle coaching RH : « Il ne faut pas laisser la société nous dicter nos choix. »

« Fanm djok » ou encore « poto mitan »  telles sont les expressions pour qualifier l’importance de la femme sur nos territoires. A l’occasion du mois de la femme, découvrez tout le long du mois nos JOMiennes qui par leur dynamisme, leurs  actions associatives, leur vie professionnelle de manière générale témoignent de la force de la femme aujourd’hui  tout en transmettant les valeurs qu’elles ont reçu de leurs modèles. Un moyen  de souligner notre évolution tout en faisant un clin d’œil à nos piliers qui impactent toujours notre vie malgré les changements de la société. Et oui, nos mères, grand mères, arrières grand mère  occupent une place fondamentale dans le foyer. S’occuper des enfants, des taches ménagères, de leur mari  étaient, il fut un temps, leur travail à plein temps. Aujourd’hui la femme continue à un échelon plus ou moins important ce travail tout en étant active et ce, sur tous les fronts. Rencontre, pour cette première interview, avec Laiza Marie, notre co-responsable du pôle coaching.

Parle-nous de toi !

Je suis une passionnée de gastronomie antillaise notamment les gâteaux et les incontournables Bokits en tant que Guadeloupéenne. Mais ma passion la plus visible sont les ressources humaines. Je suis actuellement RH Business Partner dans un Cabinet de Conseil. Quand je suis au travail, je m’occupe des collaborateurs qui sont « mes clients internes » et en dehors, je suis Co-Responsable du Pôle Coaching RH au sein de l’Association Jeunesse Outre-Mer. Que ce soit dans ma vie professionnelle ou dans mes activités associatives, je garde le même objectif : être au service des autres. C’est assez prenant de concilier les deux. Ainsi, je me sens utile et j’ai le sentiment de contribuer au développement de l’Outre-Mer.

Quelles sont tes sources d’inspirations ?

Si je devais citer des modèles, ce serait sans hésitation ma mamie et ma mère. Mon côté altruiste, mon dynamisme et ma force, c’est à elles que je le dois. Elles ont su m’apprendre que l’humain était important, qu’il fallait toujours tenir compte de l’autre et faire les choses avec son cœur. D’ailleurs cela pourrait expliquer mon choix de m’orienter vers les ressources humaines plutôt que poursuivre mes études en comptabilité/finance. Ma mamie (NDLR : Laïza tient à utiliser le terme mamie plutôt que grand-mère) et ma mère ont su m’inculquer le respect et la bienveillance, deux valeurs qui sont très importantes à mes yeux et qui transparaissent dans toutes mes actions.

Quelles ont été tes difficultés en tant que femme ?

C’est une très bonne question. En y réfléchissant, je pense avoir rencontré plus de difficultés en tant qu’ultramarine qu’en tant que femme. En effet, quand je recherchais mes stages et mon premier emploi, certains recruteurs cherchaient plus à s’assurer que je n’étais pas nonchalante, que je pouvais être ponctuelle avant de chercher à savoir si j’étais en couple ou si j’avais des enfants. Une fois le contrat signé, j’avais plutôt l’impression d’avoir une double période d’essai : montrer que j’étais faite pour le poste et démonter tous les clichés sur les ultramarins.

Malgré toutes ces expériences d’entretiens pas toujours positives, je n’ai jamais baissé les bras. D’ailleurs ma mère me répète souvent : « il ne faut jamais blâmer une contrariété ». Finalement, j’ai démarré en tant qu’Assistante RH et j’ai été confronté à une difficulté que je n’avais pas envisagée c’est-à-dire l’importance de l’intitulé de poste plutôt que les compétences.

En effet, certains managers ont commencé à me considérer davantage quand ils ont su que j’avais un Master RH. Or quand j’ai accepté cette opportunité, avoir un titre d’Assistante ne me gênait nullement car j’étais surtout motivée par les missions proposées. Après tout, ce n’est pas parce que l’on a un Master que l’on peut prétendre à un titre de Responsable en sortant de l’école.

Quelles sont tes aspirations futures ?

A tout juste 31 ans, j’ai des projets pleins la tête (rire). Je suis ambitieuse et j’estime avoir beaucoup de choses à apprendre afin de devenir une Directrice Ressources Humaines dans une belle structure. Toutefois, j’ai la chance de faire beaucoup de rencontres virtuelles et réelles que ce soit à travers les réseaux sociaux ou ma participation à plusieurs évènements. J’ai notamment rencontré beaucoup d’entrepreneures ultramarines qui forcent l’admiration. J’avoue que leur parcours m’inspire. Cela suscite pas mal de réflexions en moi et qui sait, peut-être qu’un jour, je me jetterais à l’eau. DRH ou Entrepreneure, l’important sera de faire quelque chose qui me passionne et dans le respect de mes valeurs.

Quels sont tes conseils pour les femmes ?

Je leur dirais de ne pas se sentir inférieur à la gente masculine, de croire en elles car rien n’est impossible ! Ne dit-on pas que derrière les plus grands hommes, se cache toujours une femme . Nous avons cette force de caractère pour absorber les choses . Je rajouterais qu’il ne faut pas laisser la société leur dicter leurs choix. Mère au foyer ou Working mom ? Pourquoi choisir ? L’important c’est de vivre votre vie selon vos envies, vos ambitions et pas d’après les étiquettes que la société nous colle. Vie familiale, vie amicale, vie professionnelle, vie associative, ne dit-on pas que les femmes savent faire plusieurs choses à la fois ?

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Céline Clairicia

Céline Clairicia

Amoureuse de mon île, mon rêve est de contribuer au développement de la Martinique. Attirée par le secteur touristique, j'aspire à travailler dans ce domaine. J'ai rejoint le pôle rédaction de Jeunesse Outre-Mer afin de partager la passion que j'ai pour mon petit coin de paradis en mettant en avant des projets, des personnes, des innovations... qui tendent à son évolution. Mon but premier est de montrer que la Martinique n'est pas qu'un paysage merveilleux de carte postale mais beaucoup plus !

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