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[JOM AU FÉMININ] Axelle Port-Lis, graphiste du pôle communication : « Il faut s’armer de patience et apprendre à s’intégrer »

Dans le cadre du mois de la femme, nous mettons à l’honneur aujourd’hui Axelle Port-Lis jeune infographiste et webmaster dynamique expatriée au Canada. Elle a intégré JOM en 2016 et fait actuellement partie de notre équipe de graphistes au sein du pôle communication. Embarquement pour le Canada !

Parle-nous de toi !

Bientôt 28 ans, d’origine Guadeloupéenne, bien que j’adore la Guadeloupe, à mes 18 ans au moment de remplir les demandes d’université, j’avais comme une sensation d’étouffement. J’ai quitté l’île pour l’hexagone. Je n’ai pas atterri dans une grande ville. Bien au contraire, j’ai vécu 3 ans à Chambéry non loin de Lyon et je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire de ma vie. J’ai trouvé un compromis entre la science et les arts en faisant un DUT Science et génie des matériaux option arts appliqués. Par la suite, j’ai fait un bachelor en design de produit qui alliait encore les deux domaines. C’est en effectuant mon stage de fin d’année pour une petite entreprise familiale que j’ai pu me positionner et me dire que je voulais être infographiste. Par la suite je me suis dit que le design graphique allait de pair avec le design web. J’ai commencé une formation web à Paris cette fois. Cette formation devait se faire en alternance. Mais faute d’avoir trouvé une entreprise et un peu déçue, j’ai enfin écouté la petite voix qui me soufflait à l’oreille depuis plusieurs années d’assouvir ma soif d’aventure et suivre mon envie de perfectionner mon anglais.
C’est ainsi que je me suis envolée pour le Canada! C’est d’ailleurs d’ici, que j’ai intégré JOM en 2016, en voyant une annonce sur LinkedIn. Le Canada m’a apporté cette culture du bénévolat. Je n’en avais jamais fait l’expérience en France auparavant. On dit toujours que si l’on veut participer au changement, faire bouger les choses, il faut commencer par soi-même et avec ses moyens. C’est pourquoi je participe en donnant de mon temps et mon savoir-faire pour promouvoir les actions faites par JOM.

Quelles ont été tes motivations à vivre au Canada ?

À l’origine, mon plan était de partir pendant un an pour perfectionner mon anglais, mais la vie en a décidé autrement car cela fait maintenant bientôt 4 ans que j’y suis! Je suis maintenant résidente permanente et compte encore y rester un bon bout de temps. Pourquoi le Canada et pas l’Angleterre? Parce que tout le monde en parlait comme un pays où il fait bon vivre, pour le coté bilingue, proche des États-Unis. Pour un choc culturel plus important!

En tant que femme, quelles ont été les difficultés auxquelles tu as été confronté lors de ton expatriation ?

Je dois avouer que je n’ai eu aucune barrière liée au fait d’être une femme expatriée.

Quels conseils donnerais-tu à celles qui hésitent à franchir le pas ?

Pour celles qui hésitent à franchir le pas, je comprends que cela soit une décision difficile de tout quitter, souvent sans certitude d’emploi. Mais c’est tellement enrichissant de découvrir de nouvelles cultures, que ce soit dans la vie de tous les jours ou dans le monde du travail. Il faut tout de même rester réaliste, on ne trouve pas forcément le job de ses rêves du premier coup! J’ai enchainé beaucoup de petits jobs, de bénévolats, avant d’avoir l’opportunité de travailler dans mon domaine et je ne regrette rien. Les petits boulots m’ont permis d’améliorer mon anglais, et cela beaucoup plus que mon travail actuel. Il faut s’armer de patience et apprendre à s’intégrer. Dans notre culture nous avons tendance à dire ce que nous pensons sans filtre. Les canadiens ne fonctionnent pas du tout comme ça, et ça peut être déstabilisant.

Quels sont tes futurs projets ?

Cela fait quelque mois que je suis devenue résidente permanente. Je peux enfin respirer sans me dire que je pourrais avoir à partir bientôt. Je travaille beaucoup avec des associations qui promeuvent la culture française et afro-caribéenne à Toronto. J’ai trouvé ici une coéquipière de qualité, originaire de la Guadeloupe et du Togo, spécialisée dans la communication écrite et le marketing. Avec ma spécialisation dans la communication visuelle nous formons une équipe de choc ! Pour l’instant nous nous sommes focalisées sur son association, Perle noire entertainment, afin de créer son image de marque. Mais nous offrons aussi nos services à d’autres entreprises. Ceci ne nous empêche pas d’avoir déjà des projets plein la tête pour la suite de notre aventure.

Quel serait le mot de la fin ?

Be ready Toronto! West indies are in the place! 2018 sé tan nou!

 

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Keyza Romil

Keyza Romil

Actuellement en Master métiers du livre et de l’édition pour travailler dans le domaine du livre, le pôle rédaction a su être une belle occasion pour moi d’appréhender un nouvel aspect de la littérature outre-mer. Souriante et pleine de vie, mon maître mot est la positivité.

1 Comment

  1. Ania URSULET dit :

    Bonjour,
    Je suis également au Canada et suis la fondatrice de FrancoKaraïbes.
    Pourriez-vous me communiquer les coordonnées d’Axelle.
    Je recherche notamment une graphiste pour mon association.
    Mon cell : 438 935 45 45
    Merci beaucoup.
    Au plaisir.
    Ania

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