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[INTERVIEW] Antoine Kombouaré : « Il ne faut surtout pas se donner de limites. »

Suite et fin du « zoom » sur l’accord « historique » qui a été conclu entre l’INSEP et la Nouvelle- Calédonie. Si vous n’avez pas lu les deux premiers articles, n’hésitez pas à les consulter afin de vous mettre dans le contexte. Ce dernier article de la série est consacré à une figure emblématique du sport de haut niveau néo-calédonien : Antoine Kombouaré.

Copyright : Maison de la Nouvelle-Calédonie

Né dans les années 60 à Nouméa, Antoine Kombouaré est un ancien footballeur professionnel qui a évolué au poste de défenseur. Formé en Nouvelle-Calédonie, il rejoint le FC Nantes à 20 ans. Il a joué dans plusieurs clubs de Ligue 1 dont le PSG avec lequel il remporte le championnat de France en 1994 et la Coupe de France en 1993 et 1995. Il met fin à sa carrière en 1999 et commence ses débuts en tant qu’entraîneur de l’équipe réserve du PSG la même année. Il a depuis entrainé plusieurs clubs tels que le RC Strasbourg, Valenciennes FC ou encore le RC Lens et est l’actuel entraîneur de l’EA Guingamp qui évolue en Ligue 1.

Antoine Kombouaré nous confie dans quelles circonstances il a quitté la Nouvelle-Calédonie afin de poursuivre sa carrière de footballeur professionnel et nous livre son témoignage sur l’importance de cette convention en tant qu’ancien sportif de haut niveau.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

« Scolarisé en Nouvelle-Calédonie, je suis arrivé en France dans le cadre d’un stage de football de 2 mois. Quand on est en Nouvelle-Calédonie, on ne s’imagine pas réussir. J’étais désireux de découvrir la métropole et ses structures sportives, ce stage était donc une opportunité. Si ce stage fonctionnait je restais sinon, je repartais en Nouvelle-Calédonie. Ça a fonctionné donc je suis resté. »

Que représente cette convention pour la Nouvelle-Calédonie ?

« C’est un moment historique et capital pour le sport dans le pacifique et pour les Calédoniens. Cet accord permettra d’apporter une expertise fondamentale pour le sport calédonien. Pouvoir un jour échanger avec le coach de Teddy Riner ou encore avec Didier Dinart est une opportunité exceptionnelle pour ces jeunes et leurs entraîneurs. C’est une immense fierté pour moi d’être présent aujourd’hui. »

Qu’est-ce que cela implique d’être un sportif de haut niveau ultramarin ?

« C’est une motivation de savoir que lorsque l’on participe à des compétitions internationales on a toute notre île qui nous supporte. On n’oublie pas d’où l’on vient, on porte les couleurs de l’Outre-Mer. On peut être des exemples de réussite sportive pour nos jeunes et former de futurs champions. »

Quel message souhaiteriez-vous transmettre aux jeunes Calédoniens et plus globalement aux ultramarins ?

« Même en venant de petites îles/territoires, on est capable et il ne faut surtout pas se donner de limites. Prenez l’exemple de Daniel Narcisse (Réunionnais), Didier Dinart (Guadeloupéen), Christian Karembeu (Calédonien) et j’en passe ! Mais ne pas se donner de limites nécessite du travail, de la persévérance, du mental et un accompagnement, d’où l’intérêt de cet accord avec l’INSEP. »

 

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Anne-Caroline Ducados

Anne-Caroline Ducados

Athlète depuis plusieurs années, mon souhait en intégrant Jeunesse Outre-Mer était de mettre en avant nos sportifs d’ici et d’ailleurs mais principalement ultramarins. Vous trouverez dans mes écrits des articles sur le sport, notamment sur les sportifs et anciens sportifs mais pas que…dès qu’un sujet m’intéresse : j’écris !

2 Comments

  1. Sakifètfèt dit :

    Antoine Kombouaré…. Un grand entraîneur que je regrette au PSG. Il fut un temps où ce club n’était pas bling-bling…
    Bravo à vous pour cette interview quoi qu’il en soit !

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