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Interview de Lénora Guion-Firmin | Jeunesse Outre mer

Lénora Guion-Firmin, Martiniquaise et athlète déterminée

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Lénora Guion-Firmin, Martiniquaise et athlète déterminée

Lénora Guion-Firmin est une jeune athlète Martiniquaise, « Trinitéenne et fière de l’être » comme elle aime le répéter. Spécialiste du 200 m et du 400 m, c’est l’une des meilleures athlètes de sa génération. Elle a su prouver lors de ses nombreuses sélections en Martinique et en équipe de France que, comme beaucoup d’autres athlètes ultramarins avant elle, nos Outremers sont un vivier important de sportifs talentueux. Décrite par ses plus proches amies comme une jeune femme authentique, vraie et déterminée, vous découvrirez à travers cet entretien une athlète au franc-parler qui, de toute évidence n’a pas encore dit son dernier mot sur les pistes.

 

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Qu’est-ce qui t’a mené à la pratique de l’athlétisme ?

J’ai commencé par la pratique de la gymnastique à l’âge de trois ans et ce,  jusqu’à mes dix ans. Suite au départ de mon coach, j’ai voulu faire du rugby. Malheureusement à cette époque les équipes étaient mixtes jusqu’à 14 ans et au-delà de 14 ans les équipes féminines n’existaient pas encore. J’ai donc voulu m’orienter vers le football mais c’était le même principe que le rugby et je ne souhaitais pas interrompre mon sport à 14 ans. Ma mère pratiquait de l’athlétisme donc elle m’a proposé d’essayer pendant un an et 14 ans après j’y suis toujours (sourire).

Peux-tu nous parler de ton parcours d’athlète ?

J’étais à la Gauloise de Trinité et ce qui m’a donné envie de continuer, c’était l’ambiance, les amies. J’ai eu un entraîneur qui m’a poussé à faire de l’athlétisme à un certain niveau et c’est là que je me suis rendue compte qu’il y avait des débouchés possibles. Grâce à l’athlétisme, j’ai pu voyager. Sans ça, je n’aurais probablement pas connu la Guadeloupe, les États-Unis et les voyages aux quatre coins du globe. Ces voyages nous apprennent la gestion, l’autonomie et nous permettent de mûrir. Et, il y a 5 ans, j’ai commencé à toucher à l’Équipe de France.

 Qu’est-ce qui t’a poussé à partir aux Etats-Unis ?

Je ne souhaitais pas partir en Métropole. Voyant des athlètes qui commençaient les études de médecine et qui n’arrivaient pas à suivre les deux, j’ai voulu partir car aux États-Unis, le système est fait pour pouvoir allier sport et études. J’aimais l’école et le sport et je ne voulais pas privilégier l’un plus que l’autre. Si j’avais eu l’opportunité de partir dans un autre pays avec le même système, je l’aurais fait.  L’ouverture d’esprit, ça m’a permis de me découvrir et de voir ce que j’étais capable de faire. J’ai également pris conscience que j’étais une femme, qui plus est noire et aux cheveux naturels donc c’est vraiment une découverte de soi.

 Qu’impose le rythme de vie d’une athlète de Haut niveau ?

Beaucoup de sacrifices, penser à soi plus qu’aux autres car tu ne peux pas avoir le même rythme de vie que tout le monde. S’imposer des limites, surveiller son alimentation, son mode de vie et savoir dire non aux autres et surtout à soi-même. On s’entend beaucoup plus avec les sportifs, 90% de mes ami(e)s sont sportifs et ceux qui ne le sont pas comprennent mes choix de vie et me soutiennent: ils sont « au top ».

Y-a-t-il des particularités à être une athlète ultramarine et qui s’entraîne la moitié de sa saison en Martinique ?

Tu as une force supplémentaire. Je sens que j’ai mon île qui me porte. On parle souvent des Antillais de façon négative. On est catalogués comme étant des fainéants. Ce n’est pas facile d’être un ultramarin en métropole car on a l’impression de devoir se battre tous les jours et ce n’est pas normal. Mais ça motive encore plus de vouloir représenter la France et les ultramarins. Concernant mes entraînements en Martinique c’était pour me ressourcer après mon retour des États-Unis, de prendre ce que j’avais à prendre afin d’avoir du courage supplémentaire avant de venir m’entraîner en métropole.

 Quelles sont tes grandes échéances à venir ?

Je considère ma première compétition comme une grande échéance car ça me permettra de voir si mes choix ont été judicieux. Cette première compétition sera le meeting à la Réunion. Puis les championnats de France Elites fin juin, les Championnats d’Europe mi-juillet et si tout se passe bien les Jeux Olympiques de Rio (#RoadToRio).

 

 

Léno

 Tu partiras prochainement à un stage national à la Réunion avec Guy Ontanon* ton entraîneur depuis cette année, qu’est-ce-que cela représente pour toi ? Quelles sont tes attentes quant à ce stage ?

Ça a toujours été un rêve pour moi d’aller à la Réunion donc je suis contente, le contexte sera agréable même si le stage sera intensif. A l’issue, le meeting à la Réunion sera « la première sortie » et j’attends donc quand même beaucoup de ce stage.

 Tu t’entraines avec un entraineur national à l’INSEP, qu’est-ce-que cela implique en termes de coût financier ?

LGF : C’est un entraineur national (cadre technique d’état mis à disposition de la Fédération Française d’Athlétisme) donc il est rémunéré par l’État et de ce fait, contrairement aux États-Unis, je n’ai pas à payer mon entraîneur. Cependant, comme tous les athlètes qui sont partenaires d’entraînement (c’est un statut où on est externe), j’ai dû régler mes frais d’accès à l’INSEP (2000€) qui me permettent d’accéder aux installations et de bénéficier de certains soins.

 On sait que la carrière d’un sportif de haut niveau et notamment d’une sprinteuse commence tôt et finit pour la plupart aux alentours de 30 ans. Tu n’as que 24 ans et encore quelques années devant toi avant de songer à la retraite, que souhaiterais-tu accomplir sportivement d’ici-là ?

Le rêve en tant que sportive? c’est une médaille aux Jeux Olympiques. Ce serait un accomplissement parfait mais entre le rêver et l’avoir il y a une marge; mais j’aimerais marquer les esprits.

J’estime que tu ne peux pas être un athlète d’une discipline olympique et ne pas rêver d’y aller, d’y participer et d’avoir une médaille. Après, y participer, c’est déjà bien. Mais en tant qu’athlète, participer aux JO doit rester le but ultime. « Vise la lune, au pire tu toucheras les étoiles ».

Quel message voudrais-tu transmettre aux sportifs d’Outre-Mer ?

Ne jamais se décourager, les gens aiment dire que l’on ne peut pas y arriver. On aime nous mettre des bâtons dans les roues mais on a la chance d’être ultramarins avec tout un territoire derrière nous donc il faut utiliser cela pour avancer, pour se battre. Même si tu reçois des critiques en métropole, ton île reconnaitra toujours tes exploits à partir du moment où tu as tout fait pour y arriver (Ex : Notre Miss Martinique Morgane Edwige).

Palmarès

Multiple Championne de Martinique, deux fois finaliste des NCAA Lenora-Guion-Firmin_smChampionships sur 400 m en 2012 et 2013 (top niveau des compétitions universitaires aux USA). Huit fois Championne de France et 14 fois médaillée.

 

Son palmarès international n’est pas des moindres puisqu’en 2009, elle remporte sa première médaille en Équipe de France lors des championnats d’Europe Junior à Novi Sad (Serbie) avec le relais 4x400m (vice-championne d’Europe).

 

En 2012, l’exploit est réitéré mais cette fois-ci lors des Championnats d’Europe Sénior à Helsinki (Finlande). Alors qu’elle n’est qu’Espoir, elle devient vice-championne d’Europe avec le relais 4×400 m. Qualifiée dans le relais 4×400 m aux Jeux Olympique de Londres elle n’aura malheureusement pas l’occasion de fouler la piste.

En 2013, elle obtient finalement ses premières médailles individuelles : Championne d’Europe Espoir sur 400 m, vice-championne d’Europe Espoir sur 200 m et médaillée de bronze au relais 4x400m à Tampere (Finlande). Cette même année, lors des Championnats du Monde Sénior à Moscou (Russie), elle finira 4ème avec le relais 4x400m et demi-finaliste sur 200 m.

En 2014 et 2015, elle finira 4ème avec le relais 4×400 m lors des Championnats du Monde Relais à Nassau (Bahamas).

*Guy Ontanon est entraîneur national de la Fédération Française d’Athlétisme. Il a entrainé des athlètes tels que : Ronald Pognon, 1er Français sous les 10’’, Muriel Hurtis, Championne du Monde Indoor, Christine Arron, double médaillée de bronze aux Championnats du Monde. Aujourd’hui il entraîne Jimmy Vicaut notamment, co-recordman d’Europe sur 100 m en 9 secondes 86.

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Anne-Caroline Ducados

Anne-Caroline Ducados

Athlète depuis plusieurs années, mon souhait en intégrant Jeunesse Outre-Mer était de mettre en avant nos sportifs d’ici et d’ailleurs mais principalement ultramarins. Vous trouverez dans mes écrits des articles sur le sport, notamment sur les sportifs et anciens sportifs mais pas que…dès qu’un sujet m’intéresse : j’écris !

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