Florent Verdier, Avocat : « La sélection à l’entrée du master 2 est illégale »
14 août 2016
[Court-métrage] Miguelle Hilaire met en scène le surpoids et l’obésité en Martinique
20 août 2016
Voir tout

Echappée Belle: le « shoot » littéraire de Valérie Siracus

Avec une plume aussi légère que subtile, Valérie Siracus nous offre un deuxième roman qui s’attaque à un épineux sujet qui brise tant de familles. Cette romancière guadeloupéenne nous propose le rythme d’un thriller dans un roman sur la consommation de cocaïne d’une héroïne au sein de la « petite bourgeoisie » guadeloupéenne avec une histoire d’amour en toile de fond. Jeunesse Outremer a rencontré Valérie Siracus.

Téléportons nous en Guadeloupe …

Laurence, 28 ans, jeune femme active avec un fort tempérament, mène une vie aussi droite que monotone. Soucieuse de donner un nouvel élan à sa vie, elle quitte la maison familiale pour s’installer à quelques kilomètres, dans un coin calme de la commune du Gosier. Lors d’une soirée chic, elle fait la rencontre de Mike, jeune commercial dynamique qui la séduit par son charisme et sa galanterie. Elle ignore à quel point cette rencontre changera sa vie. En dépit d’une éducation « stricte », les choses vont très vite entre eux. Grâce à « son Amour », Lau découvre les plaisirs de la jeunesse dorée guadeloupéenne. Elle a trouvé son équilibre : un poste dans lequel elle s’épanouit, des collaborateurs qui l’apprécient autant qu’elle les apprécie, un appartement cossu, … et Mike, l’homme de sa vie. Pourtant, son équilibre vacille très vite: Mike prend de la cocaïne. Le monde de Mike est aux antipodes de l’éducation qu’elle a reçue et des mises en garde de son père, avocat. Cependant quand Mike lui propose de la cocaïne, elle cède. Son amie Brenda, fraichement sevrée, tente de la mettre en garde mais Laurence reste confiante en l’amour de Mike. Au fil des jours, les absences de Mike sont de plus en plus récurrentes et Laurence commence à douter de la fidélité de Mike et un jour… plus de nouvelle. La jeune femme sombre dans une dépression telle qu’elle parvient difficilement à gérer ses nouvelles missions de chef d’équipe. Son équipe s’en inquiète mais personne ne soupçonne les malheurs de Laurence. Ses parents étant en voyage, elle se retrouve seule face à son chagrin. Les jours défilent mais Laurence attend toujours l’appel de Mike et replonge dans la cocaïne. Même la perspective de perdre l’amitié de Brenda ne suffit pas à arrêter. Laurence pense avoir encore le contrôle mais il n’en est rien. Bien qu’ « honteuse de se vendre pour une trainée de poudre » à Marco, elle s’enfonce à la dépendance. Laurence réussira-t–elle à l’Echappée Belle…? Pour le savoir, il vous suffit de dévorer «Echappée Belle », publié aux Editions Ibis Rouge.

 

 

Merci d’avoir partagé avec Jeunesse Outre Mer votre dernier roman qui enrichit la littérature Echappee-belle-le-shot-litteraire-de-Valerie-Siracus-jeunesse-outre-mer-media-ultramarin-reseau-professionel-de-jeunes-d-outre-merguadeloupéenne. Parlez nous de vous…

La lecture a toujours fait partie de mon univers. Petite, je dévorais les livres.
C’est donc tout naturellement que je me suis orientée vers un bac littéraire puis vers des études d’espagnol. J’ai ensuite intégré un poste de rédactrice territoriale. La musique est aussi une de mes passions mais je reste en priorité liée à la littérature.
Mon écriture est réaliste car je m’inspire de faits réels. À travers mes récits, je souhaite que mon lecteur puisse se retrouver.
C’est ainsi que dans mon premier roman « Vivre, c’est d’abord vivre bien », j’évoque la vie sociale en Guadeloupe à travers le combat d’une mère de famille antillaise qui élève seule ses enfants. Avec mon nouveau roman « Echappée Belle », j’évoque un autre aspect de la vie aux Antilles notamment lorsque certaines personnes peuvent voir leur vie basculer en touchant à la drogue.

 

En Guadeloupe, nous parlons souvent de la résine de cannabis mais rarement des ravages de la cocaïne. Qu’est ce qui a inspiré votre choix?

La consommation de la cocaïne est un problème qui a pris une grande ampleur en Guadeloupe. Plusieurs dizaines de tonnes sont saisies et transitent chaque année sur notre territoire. L’idée était d’attirer l’attention sur ce fléau, qui cause des ravages dans notre société car aucune famille n’est épargnée et toutes les catégories sociales sont concernées.

Pourquoi une femme en personnage principal ?

Le personnage principal aurait pu être un homme aussi. Une de mes intentions était de montrer que dans les relations amoureuses, il faut aussi penser à soi pour mieux se protéger des vicissitudes de la vie. Mais j’ai opté pour le choix d’une femme car elle a une sensibilité qui cadre mieux avec la romance.

 

Quel conseil donneriez vous aux jeunes qui souhaitent se lancer dans une carrière de romancier ?

L’écriture est une expérience fabuleuse et enrichissante. Le conseil que je pourrais prodiguer à un jeune qui souhaite se lancer dans cette voie, c’est de croire en lui et de retranscrire ce qui ressort du plus profond de son être. Je lui conseille aussi d’être à l’écoute des saveurs, des sons et ambiances du monde qui l’entoure.

 

Echappee-belle-le-shot-litteraire-de-Valerie-Siracus-jeunesse-outre-mer-media-ultramarin-reseau-professionel-de-jeunes-d-outre-mer (2)Et quelques mots pour Jeunesse Outre Mer, premier réseau professionnel d’Outre Mer ?

L’idée que des jeunes d’outre mer puissent se réunir et partager leurs expériences est une excellente initiative. La création de ce réseau professionnel est une véritable force pour un meilleur rayonnement des compétences ultramarines à travers le monde. Je vous encourage à intensifier vos actions afin que d’autres jeunes diplômés viennent grossir les rangs du réseau Jeunesse Outre Mer.

 

Merci Valérie de nous avoir présenté son dernier roman qui arrive, avec une finesse, poser le sujet de la drogue en Guadeloupe. A l’heure où les parents s’apprêtent à voir leur enfant quitter le cocoon familial pour construire leur vie universitaire et/ou professionnel, nous sommes invités à être vigilants aux « dérapages » qui peuvent in fine briser tant de vies. Sans prétendre avoir la solution au fléau des drogues, gardons en mémoire que, pour ne pas avoir à arrêter, il suffit de ne pas commencer !

 

 

« A cause de Mike, je suis plongée jusqu’au cou dans les affres de la cocaïne. Je n’aurais jamais imaginé que moi Laurence, jeune femme intelligente, à qui on a donné une éducation solide, basée sur des principes et des valeurs louables, je puisse un jour me faire piéger d’une manière aussi stupide ». De mon point de vue, cet extrait casse nombre de stéréotypes. Les drogues ne touchent pas que le milieu populaire. Les addictions ne sont pas que l’affaire des hommes. La consommation de drogues n’est pas révélatrice d’une absence d’éducation et/ou d’intelligence. Nous connaissons tous une «Laurence» ou un «Mike» … Drogue ou alcool, ne laissons nos proches sombrer. Soyons attentifs et faisons en sorte de ne pas troquer nos libertés pour « un shot ». Faisons tous en sorte que la jeunesse puisse … l’échappée belle !

The following two tabs change content below.

Aurélie Mercier

Globe trotteuse avertie, passionnée des financements structurés, soucieuse d'un développement durable et amoureuse de l'Outre Mer, JOM La Redac se situe au carrefour de ces centres d'intérêts. My own goal: Go farther, see higher!

Derniers articles parAurélie Mercier (voir tous)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *